Chamanisme-écologie

Stages et formation en chamanisme Toltèque

Paul Degryse


Tél :

09 86 35 62 23


Courriel

wambli.cd@live.fr



Conception du site : O.J

Mentions légales




Les réflexions mensuelles


Cet espace est dédié aux messages, réflexions, articles personnels qui ont trait au chamanisme.


Quand vous entrez dans une zone sombre de votre vie

pourquoi ne pas garder l'insouciance d'enfants joueurs

qui trouvent naturel de passer du jour à l'obscurité

acceptant ainsi la dualité du monde ?

car ainsi, sans nul doute et sans même s'en soucier

la lumière bientôt reviendra ....



Archives, mensuelles: JUIN 2011


6 Jui 2011

LE SENS DU TEMPS ET LE REVE DANS LA VISION CHAMANIQUE DU MONDE

publié par Paul degryse le 6 Juin 2011 à 00H06- vu 205 fois - Print


Les chamanes toltèques pensent que l’univers extérieur et « objectif » n’existe pas sans conscience. Selon eux c’est  la conscience qui manifeste le monde extérieur que nous percevons pourtant en dehors de nous.  

En fait, conscience du monde et monde « extérieur » sont une seule et même chose qui est divisée en deux pour apporter une dynamique à l’univers. Le monde est notre rêve conscient. De plus, ils divisent la conscience et l’univers en deux parties : le tonal est la conscience ordinaire du monde familier, tout ce que l’homme  peut identifier, nommer, expliquer, en un mot : «  tout son connu ».  Ils  appellent  cette partie de la conscience le tonal . L’autre partie, le nagual, est tout ce qu’il ne connait pas (donc de lui-même et du monde)  et ne peut pas connaitre tant qu’il ne modifie pas les modalités d’utilisation de sa conscience.

Le tonal, état de conscience ordinaire régi par l’attention première, a inventé le temps pour structurer son univers limité mais spécifique et organisé, aucune organisation n’ayant de sens sans durée.

Dans le nagual, qui est illimité et chaotique mais immensément créatif, il n’y a pas besoin de temps car  rien n’est structuré ni mémorisé, en attente  de passer dans le monde organisé du tonal, c’est aussi parce que  c’est un monde éternel et sans limites.


Cependant,  malgré leurs natures opposées, ces deux mondes cohabitent, ils existent toujours simultanément en l’homme bien que celui-ci  ne les vit pas en même temps, ignorant même le plus souvent le nagual car il est totalement hypnotisé par le tonal qui accapare toute son attention.


C’est par le rêve que l’homme côtoie le plus facilement et même quotidiennement le nagual et en faisant « du rêve » (qui consiste à devenir conscient que l’on rêve), il peut commencer à vivre ses deux consciences ensemble.


Mais il peut aussi entrer  dans le nagual par la pratique prolongée du silence intérieur ( être éveillé et attentif mais sans aucune pensée, simplement en état de réceptivité sensorielle), et, bizarrement, c’est en plongeant avec toute son attention dans un fraction très particulière du temps : l’instant présent, qu’il entrera dans  sa conscience intemporelle, le nagual, pour y côtoyer l’éternité où règne l’énergie de pure créativité.


La pratique du silence intérieur, qui permet donc d’entrer dans cet état de conscience double dite « élargie », est difficile parce que le vagabondage mental est une routine mise en place dans le mental depuis la naissance mais elle devient accessible lorsque l’on a compris au préalable une autre  de nos dualités : notre nature à la fois émettrice et réceptrice.  


Il s’agit alors d’apprendre à rester des moments de plus en plus longs dans une attitude mentale uniquement réceptrice et  après un certain entrainement, la porte du nagual s’ouvrira toute seule. C’est en maitrisant  une démarche de va-et-vient entre le tonal et le nagual que les chamanes acquièrent le pouvoir de guérir l’homme en intervenant dans la lumière de son corps physique, un contact qui ne peut exister que dans les contrées intermédiaires entre le tonal et les lointains du nagual. (A SUIVRE...)


PAUL DEGRYSE