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Vous trouverez dans cette rubrique, une diversité d'articles sur les apports du chamanisme au plan personnel et collectif.

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Claude Paul DEGRYSE




14 Nov 2013

Les origines de la difficulté de changer et le développement personnel systémique®

publié par le 14 Novembre 2013 à 23H11- vu 2097 fois - Print




L’idée-clef de tous les systèmes psychologiques, qu’ils soient tournés vers le développement personnel ou la thérapie (où est la frontière entre les deux ?), c’est le concept de « changement ».
A quoi cela servirait-il en effet de mieux se connaître si ce n’est pour mieux vivre, ou être plus efficace, ou mieux se relationner avec les autres ?

Qui dit « changement », dit donc « amélioration », « progrès », et cette notion d’amélioration ou de progrès implique un état passé que l’on peut coder « moins » par rapport à un état nouveau dû au changement codé « plus », l’état « moins » signifiant « ignorance », « erreur » ou « échec » et l’état « plus » signifiant « connaissance », « acte juste » ou « réussite ».

Cette schématisation du changement est très importante, compte tenu de nos racines judéo-chrétiennes dans lesquelles la notion de culpabilité liée à l’erreur, à l’ignorance, à la faute est omniprésente. Elle a marqué profondément notre société. Sur ce fond religieux et moral de culpabilité ancré dans notre histoire, est venu se greffer l’influence majeure de la philosophie aristotélicienne dès les débuts de l’ère chrétienne.

Celle-ci se résume, pour l’essentiel, à ce que l’on appelle le principe du tiers-exclu,
 
à savoir qu’une chose est soit noire soit blanche et qu’il n’y a pas de possibilité intermédiaire entre les deux. Ce principe de rigueur dualiste qui préfaçait la rigueur intellectuelle des mathématiques, fondement de la science moderne, fusionna avec l’alternative judéo-chrétienne et à cela vint enfin s’ajouter le dogme objectiviste concernant la perception « juste » de la réalité qui disait, en le résumant à l’essentiel, que le monde extérieur des objets pouvait être perçu par l’homme dans sa réalité ultime et être donc considéré comme définitivement vrai, c’est à dire indépendant de celui qui l’observait, à condition de lui appliquer les critères de validation définis par la science officielle. Ce principe est un fondement essentiel du rationalisme actuel.
 
A partir de ces trois idées réunies en une seule, le monde allait peu à peu se diviser en deux groupes : ceux qui « savaient » et étaient dans la vérité parce qu’ils se ralliaient à ces principes de codification du juste et du vrai (parmi lesquels celui de l’objectivisme résumé ci-dessus) et ceux qui ne percevant pas le monde comme les premiers (sans doute par manque de rigueur scientifique, donc de connaissance) se trouvaient dans l’erreur.

La culpabilisation intellectuelle était installée et avec elle, la culpabilité latente de l’acte même de « changer ».

Voilà pourquoi « changer », donc se remettre en question est si difficile pour la majorité des hommes, à fortiori si l’invitation au changement vient d’une tierce personne, car il s’ajoute à la culpabilité inhérente au changement, le problème d’une image de soi dévalorisée par le regard de celui qui exprime l’invitation à changer, image que l’on défend de toute ses forces, en partie à cause du dogme de la « vérité » et en partie parce qu’elle constitue l’ego, l’estime de soi.

Voilà donc dans quelle impasse psychologique et philosophique nous nous trouvons actuellement. Changer est doublement désagréable car cela signifie que jusque là nous nous étions trompés et aussi par la puissance de l’attachement mémoriel au passé, naturel chez tous les êtres humains.
Aux raisons invoquées ci-dessus pour expliquer cette impasse s’en ajoute une autre. L’essor scientifique prodigieux de ces derniers siècles a entraîné notre mode de vie actuel que l’on peut appeler le « techno-économisme » dont le culte collectif sacrifie de plus en plus le développement personnel harmonieux de l’individu à son développement strictement social, le plus adapté à ce culte (acquérir des savoir-faire pour servir le système), en donnant par ailleurs l’illusion que le premier doit être soumis au second ou encore qu’ils peuvent être menés indépendamment l’un de l’autre, ce qui est évidemment faux.

Or, on l’a vu, notre société occidentale actuelle fonctionne sur la valorisation quasiment exclusive de la logique rationaliste, ce qui est bien naturel puisque c’est le même qui a fondé le techno-économisme.

Il y a un énorme vide de repères philosophiques de bases qui permettraient à l’homme de maîtriser ce Moloch au lieu d’être maîtrisé par lui, et de créer ainsi un équilibre entre développement individuel et développement collectif. L’obstacle à cet équilibre réside dans le fondement christo-rationaliste du techno-économisme.

Or le rationalisme se révèle à l’étude être une simple convention parmi d’autres pour appréhender, concrètement et dans toute sa richesse, la réalité. « Rationnel » est en fait une étiquette auto validante derrière laquelle les maîtres à penser du monde moderne cachent le besoin « irrationnel » d’un dogme unique, ce qui est une forme de religiosité entraînant une rigidification de la pensée collective et une stérilisation de la créativité humaine.

Se borner au seul rationalisme pour comprendre le monde, y survivre et y trouver le bonheur c’est déclarer que « le monde a la forme de deux rails parallèles parce qu’on est dans un train », c’est se focaliser sur l’arbre proche en ignorant la forêt, c’est refuser l’évolution de la conscience humaine inépuisable, c’est confondre enfin la grille de description avec l’objet à décrire, c’est enfin stagner dans l’obscurantisme comme le faisaient ceux, qui, il y a cinq siècles condamnèrent un homme à mort parce qu’il osa dire que la terre tournait autour du soleil et non l’inverse.

Il est maintenant impératif pour l’homme moderne de se hisser au niveau d’une perception plus systémique de la réalité pour sortir de l’impasse du modèle d’existence uniquement techno-économiste et passer à l’étape suivante de son évolution en replaçant l’humain et le pouvoir de la conscience au centre du modèle de vie collective.

Le développement personnel systémique®, en ajoutant au modèle rationaliste, de nouvelles grilles de lecture de la réalité, multiplie considérablement le champ psychologique, créatif et comportemental de l’individu et se présente ainsi comme un outil de renouvellement puissant pour l’évolution sociale de la société moderne.


Une conception non empreinte de culpabilité de la notion de « changement » est la clé du bonheur et de la réussite individuelle car elle est le fondement essentiel de l’estime de soi et de la confiance en soi. A partir de l’individu, elle peut devenir ensuite le fondement d’un changement collectif vers une société plus équilibrée et plus humaniste.

Il est clair, d’après ce qu l’on a vu ci-dessus, que tout changement authentique va nécessiter une alternative aux dogmes philosophiques qui fondent la vie collective et celle des individus même si ceux-ci ne sont pas conscients d’en avoir et de les appliquer.

C’est donc en tout premier lieu la grille objectiviste qu’il faut revoir et remettre en question.
C’est sur cette remise en question que s’appuie le développement personnel systémique® (DPS), pour proposer une toute autre approche du changement, comme base de bien-être, de réussite et d’harmonie relationnelle.

Que propose à cet égard le DPS® ?

Un concept différent, bien sûr, une autre grille de lecture des réalités. Il s’agit d’accepter l’angle subjectiviste mais en le débarrassant totalement de sa connotation négative.

Comment ?

A partir d’un certain nombre d’expériences perceptuelles, intellectuelles et émotionnelles (et nous disons bien « expériences » et non pas « idées ») ébranlant fortement nos certitudes objectivistes (rappelons que ce mot signifie que la réalité extérieure, telle que nous la percevons, et sous certaines conditions, peut être considérée comme indépendante de celui qui la perçoit),

le DPS®, au lieu de parler de « perception objective des réalités » propose plutôt l’idée d’une « représentation personnelle des réalités », étroitement dépendante du tamisage que l’observateur opère sur celles-ci à partir de filtres contenus dans sa mémoire et constituant sa personnalité propre. Le bon sens populaire traduit cela en disant « on ne trouve que ce que l’on cherche ». De façon plus savante, le physicien David BÖHM dit « le monde n’est pas tel qu’on le voit mais tel qu’on le regarde ».

Pour changer la représentation, il suffit de changer les filtres et c’est à ce niveau-là que le sujet doit et peut réaliser les changements souhaités. (C’est aussi à ce niveau que la force de la mémoire tend à s’opposer au changement de filtres mais le DPS® comporte de nombreux outils pour aider le sujet à maîtriser sa mémoire au lieu d’être maîtrisé par elle tant qu’il n’était pas conscient de ce processus.)

La subjectivité ainsi transformée en vaste champ créatif s’appelle « sujétique ». Les plus puissants changements peuvent ainsi être obtenus en tous domaines car la sujétique agit à la source même de toutes les informations qui conditionnent notre vie de tous les jours, de la naissance à la fin de notre vie.

En complément du premier outil qu’est la sujétique, le DPS® propose ensuite cinq autres outils qui permettent les transformations personnelles souhaitées par le sujet.

Avec le DPS®, le changement réel devient possible, il est aussi facteur de paix entre les hommes car aucune approche de développement personnel n’illustre mieux cette parole célèbre d’un philosophe contemporain :

« Le changement est une porte qui s’ouvre de l’intérieur ».
Quand le principe de la remise en question de soi, totalement déculpabilisé, devient un instrument de créativité et de confiance en soi, le changement ne peut plus être l’objet d’aucune coercition ni d’aucun pouvoir sur les autres, il assure au contraire la vraie liberté de chaque personne et un autre type de socialisation.
 
Claude Paul DEGRYSE 
 




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