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Vous trouverez dans cette rubrique, une diversité d'articles sur les apports du chamanisme au plan personnel et collectif.

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Claude Paul DEGRYSE




14 Nov 2013

Chamanisme et modernité - Croître et guérir, par quoi commencer ?

publié par le 14 Novembre 2013 à 23H11- vu 2861 fois - Print




 
La guérison spirituelle qui dit que l’on peut guérir en conquérant cette liberté repose sur la conviction que non seulement toute pathologie, physique ou psychique, recèle une importante composante psychologique enracinée dans l’inconscient mais que chaque individu possède le pouvoir de s’auto-guérir en remontant le long de ces racines par un travail personnel d’élargissement du conscient qui va se faire en s’ouvrant à l’inconscient, ce monde immense et mystérieux ou vogue comme des chalands toute les connaissances et les sentiments de l’univers. Mais la validation de cette proposition repose sur un changement préalable de croyances basiques ( nos valeurs, notre sens du bon et du mauvais, du bien et du mal, du vrai et du faux, etc...) concernant le rapport entre l’esprit et la matière, plus précisément entre la conscience au-dedans de nous et le monde extérieur tel que nous le percevons autour de nous.

La plus importante de toutes est celle qui concerne le rapport entre l’esprit et la matière : notre civilisation moderne pose la matière comme primordiale et pour elle, tout, y compris l’esprit, est réductible à des phénomènes physiques que l’homme peut mesurer  et réduire en équations. Tout pour elle est objectif (du mot objet) parce qu’objectivable.

Le chamanisme se trouve dans une position philosophique complètement opposée bien que plus mesurée dans ses conclusions, moins extrémiste en somme. Pour le chaman, tant que l’homme ne perçoit pas que ce monde qui l’environne est purement subjectif et tant qu’il s’abandonne au dogme objectiviste (celui du matérialisme que nous venons de décrire), il reste privée de pratiquement tous ses pouvoirs personnels et spirituels, c’est-à-dire, en somme de son âme. Pour lui, le matérialisme est une philosophie mangeuse d’âme.
Il est donc évident que le premier changement que nous devons opérer en nous pour croître puis guérir est un changement de paradigme philosophique : pour nous déconditionner de l’emprise objectiviste, il nous faut commencer à vivre, marcher, agir, observer les choses avec une nouvelle attention, jusqu’à ce que nous réalisions (le plus souvent tout à coup) que tout ce qui est là part de nous-mêmes, que ce monde qui nous entoure n’existe que parce que notre conscience existe d’abord. Si cette expérience s’accompagne ou est précédée d’une compréhension intellectuelle de sa raison d’être, ce que les chamans appelle « l’anneau de pouvoir », elle est encore plus efficace.

Ce moment qui est une véritable illumination, chacun peut le vivre s’il le souhaite. Il lui suffit de désirer avec conviction un vrai changement. Quand cette révélation a lieu, les bases sont en place pour commencer à renaître. La magie entre dans le quotidien, la graine du changement est non seulement semée mais elle a percé à l’air libre. Il faudra maintenant la laisser croître en même temps que monte une immense confiance dans la vie.
La guérison de l’esprit précède celle du corps et la joie que génère cette confiance en est la panacée. A chacun ensuite d’y veiller, de ne plus oublier tout ce qu’il est et de cheminer vers une autre étape : celle qui consiste à rejoindre la conscience universelle par laquelle s’éclairera le mystère du sujet au-dedans et de l’objet au dehors, un long chemin mais que chacun parcourt dans une liberté croissante, en découvrant que sa conscience s’étend bien au-delà d’une simple pensée, d’un simple sentiment, mais toujours plus loin dans chaque atome de ce monde  matériel.

« Croître et guérir » est relié à une « prise de conscience » qu’il faut maintenant comprendre dans son sens littéral : « prendre sa conscience », comme on prend racine, comme on rentre chez soi après une longue errance. C’est un acte profondément individuel dont le moindre paradoxe n’est pas de devoir investir un peu de liberté pour en gagner beaucoup plus, « être libre pour le devenir » en somme, et pour cela de devoir être capable de s’affranchir de la pression du dogme collectif de l’objectivisme posé là, en travers de notre chemin vers nous-mêmes et nous interdisant d’avoir une âme.

Claude Paul DEGRYSE




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